M. Panagiotis A. Paraschakis

Neuroradiologue Interventionnel

La neuroradiologie interventionnelle (NRI), ou neurochirurgie endovasculaire, est la surspécialité qui traite les maladies vasculaires du cerveau et de la moelle épinière. Grâce à des cathéters intravasculaires et au guidage par imagerie, nous réalisons diverses procédures diagnostiques et thérapeutiques.

 

L’imagerie nécessite un équipement de pointe pour guider les instruments utilisés pendant la procédure. De fins tubes (cathéters) et des fils conducteurs sont insérés dans les vaisseaux sanguins et guidés jusqu’à la zone affectée. Les traitements, comme l’ablation d’anévrismes ou de caillots sanguins, sont effectués par ces cathéters. L’angiographie diagnostique est fondamentale dans ce domaine ; elle permet de réaliser des procédures invasives pour traiter diverses pathologies. Les bénéfices que les patients retirent de cette procédure sont considérables. Le principal avantage réside dans la réduction de la douleur, mais aussi dans la durée d’hospitalisation et de convalescence limitée, grâce à une intervention quasi indolore. De plus, l’utilisation d’équipements de pointe garantit une localisation précise de la zone affectée et, par conséquent, un traitement optimal.

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Quelles pathologies vasculaires traitons-nous?

Nous prenons en charge le traitement des anévrismes cérébraux, des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, des malformations artérioveineuses ou communications entre le cerveau et la moelle épinière, des sténoses des artères cérébrales et cervicales, des hématomes sous-duraux chroniques et des sténoses des sinus veineux cérébraux.

Quelles techniques permettent de traiter ces pathologies?

Grâce à des méthodes mini-invasives, sans chirurgie ouverte, nous abordons la lésion par voie fémorale. À l’aide de cathéters (tubes) et de microcathéters de navigation, et guidés par radiographie, nous atteignons le niveau de la lésion, le plus souvent située dans le cerveau. Nous pouvons alors, grâce à un large éventail de matériels, isoler une communication pathologique, occlure un anévrisme ou déboucher un vaisseau obstrué. L’intervention se déroule sous anesthésie générale et nécessite généralement une courte hospitalisation. La convalescence est rapide et le patient reprend ses activités quotidiennes sans risque d’hémorragie.

Angiographie cérébrale numérique

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Anévrisme cérébral

Qu'est-ce qu'un anévrisme cérébral?

Un anévrisme intracrânien, ou anévrisme cérébral, est une dilatation anormale de la paroi d’un vaisseau sanguin, formant une poche. À l’intérieur de cette poche, le sang circule sous pression, ce qui la fragilise. Le risque est la rupture de la poche et l’hémorragie qui en découle, le plus souvent concentrée dans les méninges, les membranes qui recouvrent le cerveau.

Parmi les facteurs de risque connus des anévrismes, on retrouve, outre l’hérédité, le tabagisme, l’hypertension et la consommation excessive d’alcool.

Souvent, les anévrismes sont découverts fortuitement lors d’un examen (angioscanner ou angio-IRM) réalisé pour une autre raison. Dans d’autres cas, ils sont découverts après leur rupture, qui provoque une céphalée brutale et intense, parfois accompagnée de vomissements, voire de douleurs cervicales.

Il existe deux types d’approches thérapeutiques pour les anévrismes. L’approche neurochirurgicale consiste à aborder l’anévrisme par une intervention chirurgicale à ciel ouvert et à l’isoler de la circulation sanguine à l’aide d’un ou plusieurs clips.

L’approche endovasculaire, quant à elle, consiste à guider le matériel à travers les artères et à placer des spires métalliques à l’intérieur de l’anévrisme, seules ou associées à un stent, ou encore à placer un stent spécifique modifiant le flux sanguin dans l’artère porteuse de l’anévrisme.

Les anévrismes ayant rompu un saignement requièrent un traitement d’urgence. Pour les anévrismes découverts fortuitement, le risque est évalué au cas par cas, en fonction de leur taille, de leur forme, de leur localisation et de la présence de facteurs de risque, afin de recommander un traitement ou une surveillance.

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Anévrisme | Cas cliniques

Embolisation d'un anévrisme de la carotide interne par la technique du stent de dérivation de flux.

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Embolisation d'un anévrisme de l'artère cérébrale moyenne gauche

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Embolisation d'un anévrisme rompu par des coils.

Εμβολισμός ραγέντος ανευρύσματος με coils

Anévrisme de l'artère anastomotique antérieure. Embolisation par endoprothèse et coils.

Accident vasculaire cérébral ischémique (AVC ischémique)

L’accident vasculaire cérébral ischémique est la première cause d’invalidité dans le monde occidental. Il est provoqué par l’obstruction d’une artère cérébrale par un caillot provenant le plus souvent du cœur ou des artères carotides.

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Quels sont les symptômes?

Des symptômes tels qu’une paralysie faciale avec affaissement de la commissure labiale, une perte de force ou une paralysie du bras et de la jambe du même côté, des difficultés ou une faiblesse de l’élocution ou de la compréhension, une perte de vision, une perte d’équilibre, une instabilité, un engourdissement ou une perte de sensibilité tactile peuvent être des symptômes d’un AVC.

Que faire?

Si vous êtes témoin d’un tel épisode chez un proche, un ami ou une personne inconnue, appelez immédiatement les secours afin que la victime soit transportée d’urgence à l’hôpital. Sur place, elle sera examinée par des spécialistes et orientée vers des examens complémentaires, tels qu’un scanner cérébral (scanner, angio-scanner). Si une obstruction d’un gros vaisseau irriguant le cerveau est constatée, une intervention chirurgicale peut être nécessaire.

Quel est le traitement d'un AVC ischémique?

Deux principales approches thérapeutiques sont possibles lorsque les conditions sont réunies. La première consiste en l’administration intraveineuse d’un médicament capable de dissoudre le caillot (thrombolyse intraveineuse). Cependant, l’ablation invasive du caillot est plus efficace. Cette intervention est appelée thrombectomie mécanique. Plus elle est réalisée rapidement, plus les chances d’autonomie du patient sont élevées.

Quels facteurs de risque sont modifiables?

Après un accident vasculaire cérébral ischémique, qu’il ait ou non des conséquences importantes pour le patient, un bilan cardiaque complet est indispensable afin d’exclure ou de traiter les pathologies cardiaques susceptibles d’entraîner une nouvelle crise. Il convient également de contrôler les vaisseaux qui irriguent le cerveau (artères carotides et vertébrales), ainsi que les gros vaisseaux intracrâniens (artères carotides internes, cérébrales moyennes, vertébrales et basilaire).

Les sténoses artérielles sont-elles traitées?

En cas de sténose artérielle symptomatique (provoquant un accident vasculaire cérébral ischémique), située en amont ou au sein du cerveau, un traitement est généralement nécessaire. Ce traitement peut être endovasculaire: au niveau de la sténose, l’artère est dilatée par un ballonnet (angioplastie) et un stent est mis en place.

Malformation artérioveineuse (MAV)

Il s’agit d’une communication pathologique entre les artères et les veines, due à des vaisseaux dysplasiques (noyau/nidus). Cette pathologie peut être découverte fortuitement (après une IRM ou un scanner), après une crise d’épilepsie ou après une hémorragie (hématome parenchymateux cérébral).

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Questions fréquentes

À propos de la malformation artérioveineuse (MAV)
Quelle est la stratégie adoptée face aux communications artérioveineuses?

Lorsqu’une malformation artérioveineuse est découverte fortuitement, l’étape suivante consiste à réaliser une angiographie cérébrale numérique (ASN cérébrale) afin d’en identifier les caractéristiques exactes et d’évaluer le risque. Si la présence d’anévrismes ou d’autres malformations artérioveineuses est constatée, un traitement est probablement nécessaire. Dans le cas contraire, la stratégie habituelle consiste à surveiller la MAV.

Si la MAV hémorragique met en place un traitement dans les 4 à 6 semaines suivant l’épisode.

Il existe trois approches différentes pour traiter une MAV.

L’approche intravasculaire consiste à introduire des microtubes dans les artères ou les veines afin d’atteindre la lésion et de l’occlure à l’aide d’un agent embolique liquide spécifique.

L’approche neurochirurgicale ouverte permet d’accéder à la lésion par voie externe et de l’isoler à l’aide de clips ou par cautérisation.

La troisième option consiste généralement à utiliser une dose unique de radiothérapie (Gamma Knife ou CyberKnife). Cette méthode agit progressivement sur une période de 3 à 5 ans.

Selon les cas, une combinaison de ces méthodes de traitement peut être nécessaire.

Communication artérioveineuse (CAV)

Cette pathologie est caractérisée par une communication directe entre une ou plusieurs artères et des veines. Une CAV, ou fistule, peut être découverte fortuitement ou après un épisode hémorragique. Dans le premier cas, nous réalisons une angiographie cérébrale numérique, permettant de classifier la fistule et d’évaluer le risque hémorragique. Si ce risque est jugé élevé, une intervention chirurgicale est proposée au patient, selon les mêmes techniques. En cas d’hémorragie, l’intervention est réalisée en phase aiguë.

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Où se situent les malformations artérioveineuses ou les communications artérioveineuses?

Ces affections peuvent se manifester dans tout le corps. La neuroradiologie étudie et traite ces pathologies vasculaires cérébrales (intracrâniennes) et médullaires. Leur localisation médullaire se caractérise par une paralysie progressive des membres inférieurs.

Communication artérioveineuse | Cas Cliniques

Embolie par communication artérioveineuse

Hématome Sous-Dural Chronique

Cette pathologie touche principalement les patients de plus de 70 ans et se caractérise par des épisodes d’accumulation de sang dans les méninges, notamment sous la dure-mère. Il s’agit généralement d’épisodes récurrents, avec un tableau clinique très variable, allant de l’absence de symptômes à la paralysie et aux troubles cognitifs.

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Quel est le traitement d'un hématome sous-dural chronique?

Le traitement peut consister en une simple surveillance ou en un drainage chirurgical. Récemment, une nouvelle technique a été introduite : l’embolisation de l’artère méningée moyenne. Cette technique a démontré des résultats très positifs en accélérant la résorption de l’hématome et en réduisant les récidives. De ce fait, aucune intervention chirurgicale supplémentaire n’est nécessaire. L’embolisation peut être associée à l’exérèse chirurgicale de l’hématome ou constituer le seul traitement.

Hôpitaux Partenaires

M. Panagiotis A. Paraschakis collabore et pratique ces interventions dans plusieurs hôpitaux de Chypre et de Grèce.

Les hôpitaux

Institut médical Allemand, Limassol, Chypre | Polyclinique Santé, Limassol, Chypre | Hôpital privé Apollonion, Nicosie, Chypre | Hôpital général de Nicosie, Nicosie, Chypre | Hôpital général Université d'Alexandroupolis, Alexandroupolis, Grèce

La Communication

Pour plus d’informations ou pour une évaluation de vos examens, veuillez nous envoyer un courriel.

M. Panagiotis A. Paraschakis

Neuroradiologue Interventionnel

Le Dr Panagiotis A. Paraschakis est diplômé de la Faculté de médecine de l’Université Aristote de Thessalonique. Il a obtenu sa spécialisation en radiodiagnostic en 2016 à Athènes.

Il s’est spécialisé en neuroradiologie interventionnelle à l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild à Paris. Il a exercé comme spécialiste à l’Hôpital Neurologique de Lyon et à l’Hôpital Pasteur II de Nice.

Depuis mai 2021, il exerce à Chypre.

Depuis juillet 2025, il est instructeur en neuroradiologie interventionnelle à l’Hôpital Général Université d’Alexandroupolis.